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De 2017 à 2020

Peindre l'ethèr

Entre 2017 et 2020, l’œuvre de Li Shuang poursuit son mouvement de transmutation vers une image de plus en plus immatérielle. Les figures autrefois clairement incarnées, semblent progressivement se dissoudre pour devenir de simples présences, vibrantes et insaisissables.

Les portraits se transmutent en champs d’énergie, en apparitions flottantes où les contours s’effacent au profit de la lumière, du souffle et de la sensation. Les visages ne représentent plus seulement des êtres, mais des états de conscience, des traces sensibles, presque des entités éthérées surgissant d’un espace invisible.

Dans cette période, la peinture s’approche parfois de l’abstraction sans jamais abandonner totalement la présence vivante. Les couleurs deviennent plus fluides, les formes plus libres, des taches, des jets de couleurs, comme si l’artiste cherchait désormais à peindre non plus le monde sensible, mais les vibrations subtiles qui l’habitent.

Cette évolution marque une étape essentielle dans son parcours : une peinture où l’image cesse d’être description pour devenir expérience intérieure, méditation et énergie en mouvement.
 

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