top of page

De 2021 à 2023

L'éveil

À cette période, les visages qu’elle peint commencent progressivement à devenir plus abstraits. Les traits de contour s’effacent peu à peu, tandis que les frontières entre le corps, les plantes, la lumière et l’espace cessent elles aussi d’être clairement définies. L’être humain ne disparaît pas. Au contraire, l’individu n’est plus considéré comme une unité close, séparée du monde. Le corps commence à devenir un réceptacle, un médium, une sorte de réseau électromagnétique. Le visible et l’invisible, la mémoire personnelle et des forces vitales plus anciennes, la chair et la conscience s’y rencontrent. L’« éveil » intérieur dont parle Li Shuang commence alors.

Il ne s’agit ni de fuir la réalité ni d’entrer dans un monde qui masquerait la souffrance, le désir et les contradictions. L’éveil invite à sonder les peurs, les conflits, les relations. Les désirs humains ne sont pas seulement produits par le monde extérieur, ils sont également liés aux anciennes structures, aux anciens « gènes » de conscience qui se sont formés en nous au fil du temps.

bottom of page